À partir du 1er octobre 2026, la Région wallonne adapte les conditions d’accès aux dispositifs de financement destinés aux travaux de rénovation énergétique. Ces évolutions visent à encourager des rénovations plus performantes, cohérentes et alignées avec les objectifs climatiques régionaux. Il est donc essentiel, pour tout candidat rénovateur, de bien comprendre les mécanismes existants, leurs conditions d’octroi et les démarches à entreprendre. Cet article a pour objectif de clarifier les différents dispositifs de financement disponibles et de présenter les étapes clés pour structurer efficacement son projet et sécuriser son financement.
Les différentes formules de financement :
Rénopack
Prêt à taux zéro destiné aux travaux réalisés sur la base d’un audit énergétique préalable. Ce dispositif permet de financer un bouquet de travaux cohérent visant l’amélioration globale de la performance énergétique du logement, tout en bénéficiant des primes régionales.
Rénopack SWCS
Prêt à taux zéro proposé par la Société Wallonne du Crédit Social pour des travaux ciblés, tels que la toiture ou l’installation électrique, sans obligation d’audit énergétique préalable. Il s’accompagne toutefois d’un régime de primes spécifique, avec des conditions adaptées.
Rénoprêt
Prêt à taux zéro pour des travaux réalisés sans audit énergétique. Dans ce cadre, le demandeur renonce aux primes pour les travaux qui pourraient en bénéficier (par exemple les menuiseries extérieures) ou pour ceux qui n’y donnent pas droit (comme l’installation de panneaux photovoltaïques). Cette formule offre davantage de souplesse mais sans cumul avec les aides régionales classiques.
Avant d’introduire une demande, il est recommandé d’analyser la nature des travaux envisagés, votre situation financière et votre éligibilité aux primes, afin d’opter pour la formule la plus avantageuse et cohérente avec votre stratégie de rénovation.
Quelles leviers de financements puis-je activer ?
- Jusqu’au 30 septembre et à partir du 1er octobre 2026
Mon épargne personnelle
Votre épargne ou vos fonds propres peuvent :
• réduire le montant à emprunter
• diminuer les intérêts
• rassurer les organismes prêteurs
Même un petit apport peut améliorer l’équilibre financier du projet.Les prêts bancaires
Un prêt peut permettre :
• d’étaler le coût des travaux dans le temps
• de réaliser des travaux plus ambitieux
• d’éviter d’attendre plusieurs années pour avancer
Il existe différents types de prêts :
• prêts bancaires classiques
• prêts à taux réduit ou à conditions sociales
• prêts spécifiques à la rénovation énergétique
Avant d’emprunter, posez-vous ces questions :
• Quelle mensualité puis-je supporter sereinement ?
• Sur quelle durée ?
• Est-ce cohérent avec mon projet global ?
- Jusqu’au 30 septembre
Les prêts à taux 0% (SWCS ou FWL)
– Prêt à tempérament pouvant aller jusqu’à 60 000€
– Durée de crédit maximale : 20 ans
Attention : il y a des conditions à respecter.Les primes à la rénovation
Les primes sont des aides financières accordées sous conditions.
Elles dépendent généralement :
• du type de travaux réalisés
• des performances techniques atteintes
• de vos revenus
• du respect des démarches administratives
À retenir :
• Les primes sont versées après les travaux.
• Il faut respecter des conditions précises (documents, délais, performances).
• Tous les travaux ne sont pas éligibles
- À partir du 1er octobre
Les prêts à taux avantageux
A découvrir en octobre 2026…
Les primes à la rénovation
Celles-ci seront conditionnées plus strictement aux revenus, à l’état de la maison et ne seront accordées qu’en combinaison à un prêt à taux 0%
La philosophie : il s’agit d’un filet de sécurité sociale pour permettre aux personnes vivant dans une passoire énergétique de réaliser les travaux essentiels.
La réduction d’impôt s’élève à 30 % des dépenses réelles, TVA comprise, pour lesquelles vous avez reçu une facture. Vous devez toutefois remplir toutes les conditions.
Pour l’année de revenus 2024 (exercice d’imposition 2025), la réduction par habitation est de 3.900 euros au maximum.
Dans quel ordre procéder ?
1. Clarifier les travaux envisagés (devoir à avoir réalisé pour cette séance)
2. Estimer un budget réaliste (devis ou estimation) (devoir à faire pour la prochaine séance)
3. Vérifier les primes accessibles
4. Évaluer le reste à charge
5. Déterminer si un prêt est nécessaire
Les erreurs fréquentes à éviter
- Signer un devis avant d’avoir vérifié les conditions des primes
- Oublier de respecter les délais administratifs
- Sous-estimer le coût total (finitions, imprévus, honoraires)
- Oublier les coûts annexes (permis d’urbanisme, réservation de voiries, études, coordination sécurité, honoraires divers)
- Compter sur une prime sans vérifier son éligibilité
- Ne pas mettre à jour son audit avec les travaux réellement effectués
- Oublier de conserver certaines preuves pour son dossier de primes (photos avant/après, factures et devis)

